Article de clicanoo.re publié le 18 juin 2013

Eric Fruteau, l’art du machiavélisme

Moi maire de Saint-André, je réconcilierai les Saint-Andréens entre eux. Moi maire de Saint-André, je prêterai une oreille attentive à toute la population, sans préjugés partisans. Moi maire de Saint-André, je protègerai les employés communaux. Moi maire de Saint-André, je prends l’engagement que chaque famille, chaque individu sera écouté et entendu. Moi maire de Saint-André, je ferai les choses différemment. Moi maire de Saint-André, je laverai plus propre que propre. Avec moi, maire de Saint-André, il n’y aura plus de dynastie. Aujourd’hui, moi maire de Saint-André, je fais ce que je veux et je n’ai d’ordre à recevoir de personne. En matière de trahison, ce jeune maire n’est pas à son coup d’essai. Après avoir trahi sa famille politique (le parti communiste réunionnais), le personnel communal, ses amis et la population, il s’apprête à porter le coup fatal aux membres de son conseil. Ne pouvant ou ne voulant faire confiance à aucun de ces élus, il réfléchit alors à une stratégie qui lui permettrait de reprendre "son siège" après son inéligibilité. Dans un premier temps, il teste une éventuelle candidature d’un de ses proches collaborateurs (de surcroit le beau- frère de sa sœur), pas suffisamment concluante. Ensuite, il propose à sa deuxième adjointe un deal : la tête de liste et deux mois de mandat de maire (si élection il y a) contre une démission. Il essuie un deuxième échec. Sa dernière trouvaille, la plus lumineuse, n’est autre que la candidature de sa femme. Alors, il faut faire très vite et préparer le terrain si on veut rester à la mairie. Ainsi, la permanence familiale est mise au service de madame pour l’initier à l’accueil du public-électeur. Le baroud d’honneur du maire devant la Cour européenne des droits de l’homme n’est surtout pas pour l’honneur ou le principe mais pour jouer la montre. Plus l’attente est longue, moins les prétendants pourront fourbir leurs armes et la candidature de madame passera sans secousse. Pourquoi le premier adjoint est-il volontairement oublié ? Douterait-on de sa loyauté ? N’est-il pas assez cultivé ? Ces questions commencent sérieusement à lui tarauder l’esprit. Déjà en 2008, lors du renouvellement du troisième canton, il a été mis sur la touche au profit d’un ami (de plus de 30 ans comme on dit) d’enfance, Robert Nativel. En 2011, ce premier adjoint ne trouve toujours pas plus de grâce aux yeux du maire pour ferrailler dans le troisième canton. Le choix se porte donc sur une novice amie enseignante. Si on se réfère aux statuts, la philosophie du PLR, parti de monsieur Fruteau, est basée sur l’intégrité, la justice, la proximité et la démocratie. A la section de Saint-André il n’y a pas de débat et les prises de décision ne sont pas collégiales mais unilatérales. Il me semble aussi que le dernier élu de la liste du maire a eu des démêlés (importantes) avec la justice. Pour s’afficher sur toutes les photos « de famille », il s’est sûrement refait une petite santé le bonhomme ! Le PLR nous vend du vent et la devise de son maire de Saint-André est « faites ce que je vous dis, mais ne faites pas ce que je fais ». Pour corroborer cette citation de Saint-Matthieu, revenons seulement sur deux évènements : Les municipales partielles de Sainte Suzanne. Le PLR et Eric Fruteau ont soutenu madame Pausé puis Allamelou parce qu’il n’était pas tolérable de vouloir reprendre la mairie après avoir « purgé sa peine ». Monsieur Fruteau s’apprête à faire la même chose. L’élection du bureau du conseil général. "Il n’y a pas d’héritier au parti communiste", avait-il vociféré à l’encontre de Pierre Verges pour une question de 4e vice-présidence qui aurait échappé à Robert Nativel. Pourquoi devrait-il avoir un héritier à la mairie de Saint-André ? La dynastie Fruteau serait-elle au- dessus des propres règles du PLR ? Dans le conseil on compte plus d’une voix discordante concernant ces mesquineries mais la peur (de qui, de quoi ?) n’incite guère à la rébellion. Il se dit aussi, dans les couloirs de la mairie, que le premier adjoint répète à qui veut entendre, qu’il sera candidat contre vents et marées. Ouffff ! Au moins un courageux... s’il résiste à la pression et aux quolibets des autres collègues « carpettes ». Joseph Joubert n’avait pas tout à fait tort quand il disait : « en politique, il faut toujours laisser un os à ronger aux frondeurs ». Que restera- t-il de cette mandature ? Rien de rien, sauf quelques regrets d’avoir choisi un jeune arrogant, prétentieux et méprisant à d’autres qui auraient sûrement fait mieux. Rendez-vous dans quelques mois chers camarades ! Saint-André sera sans nul doute définitivement Uni, Rassemblé, Libéré.

 

Des Personnels Communaux Libres et Rassemblés (PCLR)

 

lettre personnalisé adresser à chaque personnel communal le 28 février 2008 pour ceux qui ont oublié les promesses du Maire Eric Fruteau voilà le lien de la lettre : http://saintandre974.canalblog.com/...