Courrier des lecteur Article de Clicanoo.re publié le 17 avril 2013

 

Saint-André « i défé »

Avant les élections municipales de mars 2008, j’avais mis en garde les « camarades » de la section communiste de Saint-André sur les ambitions personnelles (intéressées bien sûr) et les méthodes peu démocratiques de « Monsieur Propre ». Même si ce constat fut plus ou moins partagé par un certain nombre de militants du PCR, ils n’ont pas été très courageux pour défendre la ligne directrice du parti. Pire, j’ai eu droit à des attaques en règle et à de nombreuses critiques.

Aujourd’hui, une (très) grande majorité de Saint-Andréens reconnaît qu’avec cette équipe d’amateurs, la ville i « refé » pas du tout mais i « défé ». On est passé du stade de l’espoir à celui de la désillusion et du désenchantement. Les slogans chocs d’hier, « servir le peuple », « non à la familiocratie », « demain ma ville » et j’en passe, s’apparentent aujourd’hui à de la foutaise.

Servir le peuple ? L’augmentation des indemnités des élus, la boulimie des mandats (maire, président de la CIREST, conseiller général, ex-futur député…) ne vont nullement dans cette direction.

Non à la familiocratie ? Il suffit juste de regarder dans le staff du maire. On trouve qui ? La famille très proche des membres du conseil. Cette méthode est courante soit ! Alors, pourquoi la dénoncer et faire semblant de la combattre quand on fait pire ?

Demain ma ville ? A part quelques bouts de trottoir, une concentration de logements sociaux à Terrain-Fayard et quelques bricoles liées à un restant de programme de l’ancienne municipalité, on ne peut pas dire que Saint-André i refé.

Il n’y a qu’à voir l’état de délabrement et d’abandon du parc du Colosse, les tas de détritus qui fleurissent aux quatre coins de la ville… pour se faire sa propre opinion.

Pour justifier leurs difficultés (financières ou autres) à entreprendre, investir, ou améliorer, ce pourquoi l’équipe a été élue, la population a toujours droit au même refrain : l’héritage du passé. Quelle excuse ! Jamais les maires de Saint-Leu ou de Trois-Bassins, pour ne citer qu’eux, ne se sont réfugiés derrière un tel argument.

Il n’est pas nécessaire de revenir sur le comportement de ce maire dont l’arrogance et le mépris sont principalement la règle de conduite. On a cru entendre pendant sa campagne, qu’il serait le maire de toute la population et non celui de ses partisans.

Le combat de trop

Aujourd’hui, après ses déboires avec la justice, ce monsieur ose parler de l’axe Vira-PCR qu’il appelle « l’alliance des aristocraties et des grandes familles contre les vrais élus du peuple ». Les vrais élus du peuple, Monsieur, ne courent pas derrière tous les mandats et les indemnités qui y sont liées.

Lors des dernières législatives - le combat de trop - des électeurs de la circonscription ont surtout vu un axe E. Fruteau-S. Fouassin, pour des raisons purement électoralistes et stratégiques. A cette occasion, un conseiller général de Saint-André est même allé faire du porte à porte « en misouk » à Saint-Benoît pour… le candidat UMP. C’est son choix, alors on ne se vante pas d’être propre, droit et intègre.

Qu’on ne vienne pas nous parler d’axe, de morale, de complot ou je ne sais quoi.

Certaines oreilles indiscrètes rapportent qu’il serait tenté de présenter un(e) très proche( ?) si, au sein de l’équipe, trop d’ambitions venaient à se déclarer. Quelle politique autrement !

A mon humble avis, cette équipe déjà disloquée est définitivement discréditée et rien ne pourra empêcher la lame de fond de l’emporter très loin de la mairie (à Saint-Paul peut-être !)

La Réunion a certes besoin d’un renouveau politique avec une « nouvelle » relève qui se veut instruite et compétente mais celle-ci nous montre les dents longues et son leitmotiv est : avidité de pouvoir et pouvoir centralisé autour d’un noyau où l’argent prime

Rico Toplan