La FSU souhaite la défaite d’Eric Fruteau

Article de Clicanoo.re publié le Mercredi 29 janvier  2014

L’affaire du vol de 1 772 euros dans le coffre de la mairie annexe de Cambuston en avril met le feu aux poudres entre le syndicat et la mairie. Cette dernière demandant le remboursement de la somme à la régisseuse des recettes accuse le syndicat.

Saint-André

Le communiqué est signé par le secrétaire départemental de la FSU, Leandre Billaud et par le secrétaire du SDUCLIAS-FSU (sa branche dédiée aux collectivités), Christian Picard. Les deux hommes tirent à boulets rouges sur la mairie qui compte pourtant à sa tête son ancien secrétaire général adjoint, Eric Fruteau, ainsi qu’une membre active en tant qu’adjointe, Cendrine Peignon (SNUEPP). La mairie ? “Un navire sans capitaine et des personnels abandonnés ?, taclent d’entrée les syndicalistes en dénonçant “pressions et menaces sur les employés communaux ?, un maire “absent ?, un service DRH “qui n’apporte rien aux employés ? et des agents “déplacés au bon vouloir de certains chefs de service" L’affaire qui met le feu aux poudres : le vol de 1 772 euros dans le coffre de la mairie annexe en avril dernier. La somme correspond à la recette des cantines. La mairie a porté plainte et une enquête a été ouverte par la police. Le syndicat pointe un “désengagement total et lâche des responsables de la mairie ? et dénonce la demande faite par la commune à la régisseuse des recettes de rembourser la somme perdue “alors que l’enquête de police n’a encore pas abouti". Selon le syndicat, c’est la responsable qui avait alerté la mairie après avoir découvert au matin le coffre qui ouvrait mal.

« Moi je ne suis pas en campagne »

Dans la nuit, un autre agent avait lui désactivé l’alarme "pour venir chercher une table sans que celle-ci ne soit déplacée". Pas d’accusations, mais des soupçons. Le syndicat exige une remise gracieuse en faveur de la responsable. "Elle a demandé à passer l’affaire au conseil, mais on lui a rétorqué que ça devra attendre le prochain conseil, après les élections", poursuit la FSU. Sa sentence : "Pour le bien-être des personnels et de leurs revendications, il faut espérer que ce ne soit pas la même équipe qui sera réélue (...) Nous avons soumis un grand nombre de dossiers sur des personnels en souffrance qui attendent toujours des réponses".

À la mairie, on rétorque que le remboursement par les régisseurs des sommes non perçues est prévu par le code des collectivités avec une assurance dédiée à cela. Elle affirme croire "en la bonne foi de la responsable (...) Ce n’est pas sa responsabilité personnelle qui est en jeu". Le DGS confirme une remise gracieuse encore à voter au conseil. La mairie se défend par contre d’être à l’origine de la demande.

À la FSU, on maintient et on tient à disposition "la lettre de mise en demeure de la mairie (...) Le code des collectivités est une chose, mais là il s’agit d’un vol avec une enquête non bouclée", juge Christian Picard. Interrogé hier matin Eric Fruteau réagit : "Je laisse le soin à ce syndicat d’assurer la responsabilité de ses paroles. Dans le traitement des dossiers, moi je ne suis pas en campagne électorale". Élu maire, il n’avait pas renouvelé son adhésion à la FSU. Le divorce semble prononcé.

P.M.