Un “corbeau” cible la chef de la police municipale

Article de Clicanoo.re publié le 6 mars 2012

DRS. Ce sont les initiales portées par l’auteur d’une lettre anonyme reçue à la rédaction hier. Le "corbeau" prétend être "membre actif de la police municipale de Saint-André" et prend pour cible la responsable de ce service, nommée le 9 avril 2010. Le signataire du courrier évoque notamment les liens entre le maire et un de ses gardes rapprochés, qui n’est autre que l’époux de la nouvelle chef saint-andréenne. Ses quatre ans d’expérience au sein du service ne semblent pas suffisants aux yeux de "DRS" pour justifier la nomination de cette agent à la tête de la Police municipale. La "mise au placard" des deux anciens chefs a également été évoquée par l’auteur qui ajoute que leur successeure "bénéficie des faveurs du maire en obtenant deux grades en 3 ans alors que 3 agents plus anciens restent sur le carreau". Nous avons rencontré à son bureau la principale intéressée qui n’a pas souhaité s’exprimer : "Je n’ai aucun commentaire à faire là dessus" a-t-elle répondu calmement avant de nous orienter vers la municipalité. Le directeur de cabinet du maire "juge ce courrier diffamatoire". Et Patrice Boyer de rappeler les termes de l’article 6 du code de déontologie des agents de police municipale : "Il doit avoir le respect absolu des personnes, quelles que soient leur nationalité ou leur origine, leur condition sociale ou leurs convictions politiques, religieuses ou philosophiques. Nous sommes étonnés de voir une personne se déclarant faisant partie de ce corps de police se livrer à une telle bassesse". Concernant la nomination de la responsable à son poste, M. Boyer indique que "tout avancement de carrière d’un agent de la Fonction publique territoriale obéit à des règlementations strictes, avec la présentation de dossier devant des instances compétentes. Tout a été fait dans les règles". Rappelons enfin que la désignation de "la seule femme à la tête d’une police municipale dans l’île" a eu lieu le 9 avril 2010 à la suite d’un mouvement de grève des agents dirigé contre Jean-Fred Timbou. Celui-ci a occupé le poste pendant 6 mois à peine, après avoir remplacé Wilson Savignan, réaffecté à la direction des tâches administratives. Ce dernier, rencontré hier à son bureau, jure qu’il "n’est pas l’auteur de la lettre anonyme". Cependant, il s’apprête à saisir la Justice pour dénoncer sa "placardisation" 

P.R.